Deux jours de réflexion autour de l’occlusion à l’EAED

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Le Docteur Marie Clément, formatrice DCO en esthétique du sourire, était en Crète pour le Closed Meeting de l’EAED (European académy of esthtetic dentistry), consacré cette année à l’occlusion, à la fonction mandibulaire, à l’usure dentaire et aux dysfonctions temporo-mandibulaires (DTM) avec les Drs Ilia Roussou et Lukas Lassmann.

Deux journées riches en échanges, en confrontations d’idées… et surtout en remise en question de certains dogmes.

Et si l’occlusion « idéale » n’était plus l’objectif ?

L’un des messages forts de cette rencontre : ne pas chercher systématiquement à créer une occlusion idéale, mais avant tout comprendre la situation de chaque patient. Une OIM stable, confortable et reproductible peut parfaitement constituer une bonne référence. À l’inverse, lorsqu’elle est instable ou difficile à reproduire, il faut d’abord chercher à comprendre pourquoi.

Car l’occlusion est dynamique. La position mandibulaire que nous enregistrons n’est qu’une photographie à un instant donné, influencée notamment par les muscles, la posture et la technique d’enregistrement.

La relation centrée reste, elle aussi, un outil précieux, notamment dans les grandes réhabilitations. Mais elle doit être considérée comme une référence clinique, et non comme une position biologique absolue.

Diagnostiquer avant de traiter

Les échanges autour des DTM ont également rappelé une distinction essentielle : symptômes et anatomie ne sont pas synonymes de pathologie.

Un claquement articulaire ou un déplacement discal ne signifie pas nécessairement qu’un traitement est indiqué. De même, l’imagerie doit répondre à une véritable question clinique et pouvoir influencer la prise en charge.

Chez le patient douloureux, la priorité reste donc le diagnostic, la compréhension du mécanisme de la douleur et la stabilisation, en privilégiant lorsque cela est possible les approches réversibles.

Même réflexion concernant la dimension verticale : le système neuromusculaire possède une réelle capacité d’adaptation. L’enjeu est donc moins de retrouver une valeur « historique » que de comprendre comment le patient peut s’adapter à la situation envisagée.

La technologie, oui. Mais au service du diagnostic.

Les outils numériques comme Modjaw permettent aujourd’hui d’obtenir une quantité impressionnante d’informations sur les mouvements mandibulaires. Mais ces données ne remplacent ni le diagnostic, ni l’expérience clinique.

Observer davantage. Diagnostiquer avant de traiter. Tester lorsque c’est nécessaire. Et respecter la biologie avant de rechercher la perfection mécanique.

C’est finalement ce que le Dr Clément retient de ces deux jours à l’EAED : en esthétique du sourire comme dans les autres disciplines dentaires, la meilleure prise en charge n’est pas forcément celle qui cherche à tout modifier, mais celle qui comprend d’abord ce qui fonctionne déjà chez le patient.

Une réflexion qui nourrit directement l’approche pédagogique de DCO, centre de formation dentaire spécialisé en implantologie et en esthétique du sourire, pour les praticiens débutants comme confirmés. Découvrez notre prochaine formation Plan & Smile sur les plans de traitements et outils digitaux en cliquant ici.

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